8 - Thierry VASSEUR, Photographies - Exposiiton de photos : le Japon de l'ère Meiji - APOL 2026

Thierry Vasseur - Photographies 
 
 

Thierry Vasseur
Galerie l'Oeil à facettes
37 rue Paul Barreau, 58140 Lormes
06 12 82 61 49
/loeilafacettes@gmail.com
 

          Thierry Vasseur a commencé par être un célèbre inconnu. C’est lui qui imprime pendant douze ans leur style aux couvertures des romans d’espionnage du célèbre personnage de Gérard de Villiers, SAS. Créatures sulfureuses, naïves futées, vraies fausses innocentes, armées d’automatiques ou de pm.

           Publié en 2005, Éros & Thanatos reflète cet univers « première époque » et les travaux pour SAS. Il révèle aussi la plus grande liberté prise par l’artiste durant les cinq dernières années dans l’utilisation des couleurs et l’introduction de certains objets. Thierry Vasseur n’oubliera jamais qu’il fut ébéniste et en gardera un amour profond du réel, de la matière, du matériau. Tout matériau est un univers à lui tout seul, que ce soit le bois ou le métal, ou le plastique, à qui il prête une pleine dignité. Ce qui le mène bientôt au cœur de son œuvre.

           On regardera aussi avec émerveillement la série des petits polaroids que Vasseur retravaille: on les dirait issus d’une erreur technique, où la possible mauvaise qualité du support entraîne les sujets vers leur disparition physico-chimique, quand soudain l’artiste intervient, fige le processus d’effacement, sauvant dans une étrange atmosphère d’ouate ce qui devait être sauvé: les corps, les biens que l’on en peut espérer, d’autant plus désirables qu’ils furent promis à la destruction, inquiétante promesse qui reste présente, désormais…

 Mais ici c’est un univers pour se sentir gai, fort, beau joueur, imaginatif, désirant, où finit par triompher une joie sensuelle en prise avec le monde et la matière. La question est en suspens dans ce style enthousiaste que l’artiste aime à baptiser «pop-op-art techno-narratif ».

 Que recouvre ce terme ? Thierry Vasseur a fait son miel du surréalisme, du pop art d’Andy Warhol, de Vasarely, des personnages de Marvel et Strange, des mangas japonais, de David Cintract, de la BD ou du Tarantino période Kill Bill. On pourrait même trouver dans la richesse des thèmes vasseuriens une lointaine filiation – ce n’est pas le moindre des éloges! – avec les anciennes pulp-fictions américaines, et des revues fantastiques comme Amazing Stories.

 En réalité, Vasseur a réussi l’impossible: faire de tous ces éléments disparates une synthèse très personnelle: colorisation forte et audacieuse, intégration pleine de charme ou d’humour des objets techniques, personnages récurrents, art éblouissant du collage  et du montage… chaque photographie est une histoire de notre époque où le possible rattrape l’improbable et signe un style Vasseur aujourd’hui connu et reconnu par les collectionneurs.

 

Nirvana


EXPOSITION JAPON - ÈRE MEIJI

La galerie l'Oeil à facettes inaugurait le 9 août dernier son nouveau lieu à Lormes avec une exposition de photographies japonaises d'époque Meiji.
 
La galerie l'Oeil à facettes ouvrait les portes de son nouvel espace, situé au 37 rue Paul Barreau à Lormes, à l'occasion d'une exposition consacrée au Yokohama shashin, ces photographies japonaises rehaussées à la main qui ont fait la renommée du Japon de l'ère Meiji auprès des voyageurs occidentaux.
Une plongée dans le Japon du XIXe siècle. Le Yokohama shashin (横浜写真) 
désigne un genre photographique né dans les années 1860 dans le port de Yokohama, alors principale porte d'entrée des étrangers au Japon. Réalisées sur épreuves à l'albumine puis colorées à la main par des artisans spécialisés, ces images mettaient en scène paysages emblématiques, scènes de la vie quotidienne, métiers traditionnels et portraits en costume, conçues comme souvenirs précieux pour les voyageurs de passage.
La majorité des œuvres présentées proviennent de l'atelier de Kusakabe Kimbei, l'un des photographes japonais les plus importants du genre. Actif à partir des années 1880, il reprit en partie le fonds du baron Raimund von Stillfried avant de développer son propre studio à Yokohama, devenant l'un des principaux fournisseurs d'images du Japon pour le marché occidental.


Exposition :
Yokohama shashin, photographies d'époque Meiji issues principalement de l'atelier
de Kusakabe Kimbei
 


 

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